
À l’invitation de Shri Ajit Doval, conseiller à la sécurité nationale de l’Inde, Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et directeur du Bureau de la Commission centrale pour les Affaires étrangères, participera à la 16e réunion des conseillers à la sécurité nationale et des hauts représentants pour la sécurité nationale des pays des BRICS, qui se tiendra en Inde du 22 au 23 juin.
Phoenix TV : Selon certaines informations, le 17 juin, un responsable de la Maison Blanche a déclaré que le président américain Donald Trump avait signé le mémorandum d’entente relatif à la première phase des négociations entre les États-Unis et l’Iran. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué que le texte du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran avait été officiellement finalisé et que les deux parties l’avaient déjà signé. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : La signature du mémorandum d’entente relatif à la première phase des négociations entre les États-Unis et l’Iran revêt une importance positive pour l’apaisement des tensions et la consolidation de la dynamique en faveur du cessez-le-feu. La Chine s’en félicite et espère que toutes les parties concernées, y compris les États-Unis et l’Iran, respecteront l’esprit de l’accord et le mettront en œuvre de bonne foi. La force n’apporte aucune solution. La négociation sur un pied d’égalité constitue le bon choix. Nous espérons que les États-Unis et l’Iran aborderont tous deux la deuxième phase des négociations dans un esprit rationnel et pragmatique, avanceront dans la même direction et s’efforceront d’obtenir des résultats positifs.
Depuis le déclenchement du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, la Chine n’a cessé d’œuvrer pour la cessation des hostilités et le rétablissement de la paix. Le président Xi Jinping a solennellement formulé quatre propositions pour préserver et promouvoir la paix et la stabilité au Moyen-Orient, et a souligné que la Chine soutenait les pays de la région dans leurs efforts visant à bâtir un foyer commun caractérisé par le bon voisinage, le développement, la sécurité et la coopération. Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a mené des échanges approfondis ainsi qu’une étroite coordination avec les ministres des Affaires étrangères et d’autres hauts responsables des pays concernés lors de plus de trente entretiens téléphoniques ou rencontres avec eux. La Chine et le Pakistan ont conjointement publié l’Initiative en cinq points pour le rétablissement de la paix et de la stabilité dans la région du Golfe et au Moyen-Orient. À l’avenir, la Chine continuera d’agir conformément à l’esprit des quatre propositions du président Xi Jinping et de jouer un rôle actif et constructif en faveur d’une paix et d’une sécurité durables au Moyen-Orient et dans la région du Golfe.
Islamic Republic of Iran Broadcasting : Aujourd’hui, les États-Unis et l’Iran ont signé le mémorandum d’entente, et les deux parties ont officiellement instauré le cessez-le-feu. L’Iran a remporté la victoire décisive. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré hier que l’Iran devait être un véritable partenaire de la Chine à tous égards. Comment la Chine entend-elle transformer cette dynamique en un avancement global de son partenariat stratégique avec l’Iran ?
Lin Jian : La Chine a toujours soutenu les efforts visant à réaliser la paix et la stabilité au Moyen-Orient et dans la région du Golfe et se félicite de la signature du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran. En tant que partenaire stratégique global de l’Iran, la Chine est disposée à consolider et approfondir la confiance politique mutuelle avec l’Iran, à renforcer la coopération mutuellement bénéfique dans divers domaines et à faire progresser continuellement le partenariat stratégique global entre la Chine et l’Iran.
CCTV : La Chine vient d’annoncer la participation du directeur du Bureau de la Commission centrale pour les Affaires étrangères, Wang Yi, à la 16e réunion des conseillers à la sécurité nationale et des hauts représentants pour la sécurité nationale des pays des BRICS. Pourriez-vous nous donner davantage d’informations sur la participation du directeur Wang Yi à cette réunion ? Quelles sont les attentes de la Chine à l’égard de cette réunion ?
Lin Jian : La 16e réunion des conseillers à la sécurité nationale et des hauts représentants pour la sécurité nationale des pays des BRICS se tiendra à New Delhi, en Inde, du 22 au 23 juin. Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et directeur du Bureau de la Commission centrale pour les Affaires étrangères, y participera sur invitation. Au cours de la réunion, la partie chinoise échangera des vues avec les autres membres des BRICS sur la situation actuelle de la sécurité internationale, les grandes questions internationales et régionales, ainsi que la réponse commune aux défis de sécurité traditionnels et non traditionnels. Elle mènera également les préparatifs politiques du Sommet des BRICS qui se tiendra en septembre.
Dans un monde de changements et de turbulences, où les défis sécuritaires de toutes sortes se multiplient, les pays des BRICS, en tant que pionniers du Sud global, s’attachent à préserver la paix mondiale, à promouvoir le développement commun, à pratiquer le multilatéralisme et à favoriser une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable. La Chine se réjouit de renforcer la communication et la coordination avec les autres membres des BRICS à l’occasion de cette réunion, afin d’enrichir sans cesse la coopération politique et sécuritaire au sein des BRICS et de contribuer à la paix et à la sécurité dans le monde.

RIA Novosti : Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Mark Rutte, a déclaré hier qu’en ce qui concerne le conflit en Ukraine, l’OTAN suivait de près l’assistance apportée par la Chine à la Russie. Il a affirmé que la Chine aidait la Russie à contourner les sanctions et à se procurer des biens à double usage. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : Sur la crise ukrainienne, la Chine a toujours maintenu une position objective et impartiale et n’a cessé de déployer des efforts actifs en faveur de la cessation des hostilités et de la promotion des pourparlers de paix. La Chine n’a fourni d’armes létales à aucune des parties au conflit et applique un contrôle strict sur les biens à double usage civil et militaire. L’OTAN doit corriger sa perception erronée de la Chine, et cesser d’attiser la confrontation et de rejeter la responsabilité sur autrui. En tant que produit de la guerre froide, l’OTAN devrait sérieusement réfléchir au rôle qu’elle a joué et à l’impact qu’elle a eu sur la paix et la stabilité dans le monde d’aujourd’hui.
Reuters : La déclaration commune du G7 ne mentionne pas explicitement la Chine, mais elle met l’accent sur la réduction de la dépendance à l’égard de la Chine pour les minéraux critiques et les terres rares. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Lin Jian : La position de la Chine sur la préservation de la sécurité et de la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales en minéraux critiques n’a pas changé. Toutes les parties ont la responsabilité de jouer un rôle constructif à cette fin. La normalisation et le perfectionnement du système chinois de contrôle des exportations sont conformes aux pratiques internationales. Ils visent à mieux préserver la paix mondiale et la stabilité régionale, ainsi qu’à permettre à la Chine de remplir ses obligations internationales, notamment en matière de non-prolifération. Nous exhortons le G7 à respecter effectivement les principes de l’économie de marché et les règles du commerce international, et à cesser de perturber l’ordre commercial international au moyen de règles élaborées par un petit groupe de pays.
The Paper : Selon certaines informations, les États-Unis ont récemment tenu un Dialogue sur la « dissuasion élargie » avec le Japon ainsi qu’une réunion du Groupe consultatif nucléaire avec la République de Corée. Les États-Unis et le Japon, ainsi que les États-Unis et la République de Corée se sont engagés à renforcer leur coopération en matière de « dissuasion élargie ». La partie américaine a également réaffirmé qu’elle utiliserait l’ensemble de ses capacités de défense, y compris ses forces nucléaires, pour honorer ses engagements de défense envers le Japon. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : La Chine exprime sa profonde préoccupation face aux démarches entreprises par les États-Unis, le Japon et d’autres parties visant à renforcer la coopération en matière de « dissuasion élargie ».
La « dissuasion élargie » est un produit de la guerre froide. Les initiatives de certains pays visant à renforcer leur coopération en matière de dissuasion nucléaire pour des considérations géopolitiques aggravent les risques de prolifération nucléaire et de confrontation nucléaire. Lors de la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), de nombreux pays ont exprimé leur vive inquiétude et leur ferme opposition aux arrangements de « dissuasion élargie ».
Au fil des années, le Japon s’est présenté comme un défenseur d’un monde exempt d’armes nucléaires, tout en s’appuyant de plus en plus sur le prétendu « parapluie nucléaire » et en allant jusqu’à tenir des propos dangereux exprimant le souhait de posséder des armes nucléaires. Cela constitue un grave défi à l’ordre international d’après-guerre ainsi qu’au régime international de non-prolifération. Nous exhortons le Japon à procéder à un examen de conscience sérieux, à s’acquitter sincèrement de ses obligations au titre du TNP, à respecter les trois principes non nucléaires et à ne rechercher des armes nucléaires sous aucune forme.
La Chine exhorte les États-Unis à abandonner leur mentalité de guerre froide, à cesser leurs politiques et actions provocatrices et à abolir des arrangements tels que le « partage nucléaire » et la « dissuasion élargie ». Les États-Unis doivent prendre des mesures concrètes pour préserver la paix et la sécurité régionales ainsi que la stabilité stratégique mondiale. La Chine espère également que la République de Corée agira avec prudence et fera davantage de choses favorables à la stabilité régionale.
Global Times : Selon certaines informations, lors d’une récente session du sommet du G7, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a exprimé ses préoccupations concernant les restrictions chinoises à l’exportation des terres rares ainsi que d’autres mesures visant le Japon, affirmant que ces mesures pourraient affecter les chaînes d’approvisionnement du G7 et des pays concernés. Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue du sommet, Sanae Takaichi a déclaré que le Japon établirait des relations constructives et stables avec la Chine, restait ouvert au dialogue avec la Chine, et continuerait à réagir avec calme et de manière appropriée dans la perspective de ses intérêts nationaux. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : Ces dernières années, le Japon a pris l’habitude de constituer, au sein du G7 et dans d’autres cadres, des groupements exclusifs dirigés contre la Chine. Les dernières remarques de sa dirigeante à l’occasion du sommet du G7 concernant la Chine ont été particulièrement frappantes, révélant que sa tentative de rallier des alliés et de susciter la confrontation ne bénéficie d’aucun soutien et est vouée à l’échec. Sanae Takaichi prône le dialogue tout en s’engageant activement dans la confrontation. Cette contradiction flagrante met en lumière l’hypocrisie du Japon aux yeux du monde entier. Si la partie japonaise souhaite réellement améliorer ses relations avec la Chine, elle doit respecter les quatre documents politiques entre la Chine et le Japon ainsi que ses propres engagements, et prendre des mesures concrètes pour préserver le fondement politique des relations sino-japonaises, au lieu de dire une chose et d’en faire une autre.
Je tiens également à souligner que, conformément aux lois et règlements, la Chine a interdit l’exportation de tous les biens à double usage destinés aux utilisateurs militaires japonais ou à des fins militaires au Japon. Cette mesure vise à contenir la remilitarisation du Japon ainsi que ses tentatives d’acquérir des armes nucléaires. La position de la Chine sur la préservation de la sécurité et de la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales en minéraux critiques n’a pas changé. Parallèlement, toutes les parties ont la responsabilité de jouer un rôle constructif à cette fin.
China Daily : Selon certaines informations, le séminaire sur « les 70 ans de relations diplomatiques sino-africaines et sino-arabes : Bâtir ensemble une communauté d’avenir partagé » s’est tenu hier à Beijing. Pourriez-vous nous en dire plus ?
Lin Jian : Cette année marque le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-africaines et sino-arabes. Il y a soixante-dix ans, la République populaire de Chine a établi des relations diplomatiques avec l’Égypte, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans le développement des relations sino-africaines et sino-arabes. Dans la nouvelle ère, sous la direction du président Xi Jinping et des dirigeants des pays africains et arabes, les relations sino-africaines et sino-arabes ont connu un développement fulgurant et sont entrées dans leur meilleure période historique, devenant un modèle exemplaire pour faire progresser la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.
Hier, le séminaire sur « les 70 ans de relations diplomatiques sino-africaines et sino-arabes : Bâtir ensemble une communauté d’avenir partagé » organisé par la Chine, s’est tenu avec succès à Beijing. Le vice-ministre des Affaires étrangères Miao Deyu a assisté à la cérémonie d’ouverture et y a prononcé une allocution. Près de 200 participants, dont des envoyés diplomatiques de pays africains et arabes accrédités en Chine, ainsi que des experts et des chercheurs, ont participé à l’événement en présentiel ou en ligne. Les participants ont passé en revue les résultats de la coopération au cours des sept dernières décennies et discuté des perspectives d’avenir. Les représentants africains et arabes ont estimé que les pays africains et arabes et la Chine sont de bons frères unis dans la sincérité, de bons amis partageant joies et épreuves et de bons partenaires poursuivant des idéaux communs. Le 15e Plan quinquennal de la Chine offre de vastes opportunités pour approfondir la coopération sino-africaine et sino-arabe. La Chine est prête à renforcer davantage la coopération avec les pays africains et arabes, à composer ensemble la symphonie de la solidarité des pays du Sud global dans leur quête de développement et de revitalisation, et à œuvrer sans relâche à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

AFP : Les États-Unis et l’Iran ont signé le mémorandum d’entente et tiendront des pourparlers de paix pour la prochaine phase. La Chine entend-elle jouer un rôle de médiation dans les pourparlers de paix à venir ?
Lin Jian : Depuis le déclenchement du conflit, la Chine œuvre en faveur de sa cessation et du rétablissement de la paix. Le président Xi Jinping a solennellement formulé quatre propositions concernant la sauvegarde et la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. Celles-ci reflètent la position constante de la Chine ainsi que ses efforts actifs en faveur de la paix, de la cessation des hostilités, du dialogue et du règlement des différends. Elles ont apporté une approche chinoise à la résolution de la crise au Moyen-Orient et ont joué un rôle important dans la formation d’un consensus international. La Chine continuera d’agir conformément à l’esprit des quatre propositions du président Xi Jinping, de ne ménager aucun effort pour promouvoir la paix et faciliter les pourparlers, et de contribuer de manière soutenue au rétablissement rapide de la paix, de la stabilité et du développement au Moyen-Orient.
Beijing Daily : Un récent documentaire singapourien intitulé Inside Unit 731: Japan’s Secret Human Experiments présente des interviews avec le dernier survivant de l’Unité 731 de l’armée japonaise durant sa guerre d’agression contre la Chine, avec des victimes de la guerre bactériologique et leurs familles, ainsi qu’avec des chercheurs singapouriens, révélant la vérité historique au public. Le documentaire a suscité une large attention et a enregistré près de 300 000 vues en ligne. De nombreux internautes déclarent que, tout en regardant vers l’avenir, il ne faut jamais oublier l’histoire, et que les atrocités commises par le Japon pendant la guerre ont été d’une extrême brutalité et ne doivent pas échapper au jugement de l’histoire. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Lin Jian : J’ai également pris connaissance de ce documentaire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Unité 731 du Japon a mené des expériences extrêmement cruelles sur des êtres humains vivants ainsi que des opérations de guerre bactériologique dans le cadre de sa guerre d’agression contre la Chine. Parmi les victimes figuraient non seulement un grand nombre de civils chinois, mais aussi des prisonniers de guerre soviétiques, des travailleurs coréens et des soldats américains et britanniques capturés. L’armée japonaise a également créé à Singapour l’Unité Oka 9420, qui servait de base pour l’établissement de branches en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines, en Thaïlande, au Vietnam et dans d’autres régions, où ont été menées des expériences illégales sur des êtres humains et des opérations de guerre bactériologique, commettant des crimes odieux. Les militaristes japonais ont utilisé des agents biologiques pour provoquer des destructions massives de vies humaines, en violation flagrante du droit international universellement reconnu, notamment de la Convention de La Haye (IV) de 1907 et du Protocole de Genève de 1925. Le caractère inhumain de ces actes est tout simplement effroyable. Cette page d’histoire d’une noirceur et d’une brutalité indicibles interpelle directement la conscience humaine et les limites mêmes de la morale.
Il est alarmant de constater que, face à des faits irréfutables, les forces de droite japonaises refusent non seulement de procéder à un examen de conscience, mais cherchent également à embellir la tristement célèbre Unité 731 comme une simple « unité de recherche sanitaire ». Elles se livrent à un révisionnisme historique éhonté, s’efforcent par tous les moyens de dissimuler la vérité et minimisent ou nient leur culpabilité. Leur véritable objectif est de nier les conclusions historiques établies et de défier l’ordre international d’après-guerre fondé sur les acquis de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, ce qui constitue une menace pour la paix et la stabilité régionales. L’attitude à l’égard de l’histoire est un miroir. Elle reflète à la fois la résurgence insidieuse des vestiges du militarisme et l’aventurisme dangereux du néo-militarisme. La communauté internationale doit rester hautement vigilante et s’opposer fermement à de telles tendances.
Reuters : Le dirigeant taiwanais Lai Ching-te a déclaré aujourd’hui que Taiwan « ne fait pas partie de la République populaire de Chine » et que l’avenir de Taiwan ne pouvait être décidé que par des élections démocratiques organisées par la population taiwanaise. Il a ajouté que le refus de Taiwan d’accepter l’autorité du Parti communiste chinois ne devait pas être considéré comme une provocation à l’égard de la partie continentale de la Chine ni comme un facteur de troubles régionaux. Il a également indiqué que Taiwan espérait que les États-Unis approuveraient dans les meilleurs délais de nouvelles ventes d’armes à Taiwan. Quelle est la réponse du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Lin Jian : Taiwan est une partie inaliénable du territoire chinois. L’avenir de Taiwan ne peut être décidé que par l’ensemble des plus de 1,4 milliard de Chinois, y compris nos compatriotes de Taiwan. Le fait que Lai Ching-te continue de faire un grand tapage autour du discours visant l’« indépendance de Taiwan » ne fait que révéler son inquiétude et son incertitude. Chercher l’« indépendance » avec le soutien des États-Unis et par le renforcement militaire ne mène qu’à une impasse. Aucune parole ni aucun acte des autorités du Parti démocrate progressiste (PDP), ni de Lai Ching-te lui-même, ne pourra jamais changer la nature fondamentale de la question de Taiwan, qui relève purement des affaires intérieures de la Chine. Ils ne pourront pas ébranler l’adhésion de la communauté internationale au principe d’une seule Chine, encore moins entraver la tendance historique selon laquelle la Chine réalisera et devra réaliser la réunification.
L’opposition de la Chine aux ventes d’armes américaines à Taiwan est constante et sans ambiguïté.
Hubei Media Group : L’Iran et les États-Unis ont conclu un mémorandum d’entente relatif à la première phase des négociations. Dans le même temps, nous avons constaté qu’Israël n’a pas encore mis fin à ses opérations militaires au Liban. L’Iran a déclaré publiquement que cela pourrait compromettre la mise en œuvre du mémorandum d’entente relatif à la première phase des négociations. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : L’Iran et les États-Unis ont conclu un mémorandum d’entente relatif à la première phase des négociations, ce qui crée des conditions favorables à l’apaisement des tensions au Moyen-Orient. La communauté internationale suit de près la mise en œuvre du mémorandum d’entente relatif à la première phase des négociations ainsi que les négociations de la deuxième phase à venir. À ce moment crucial, les parties concernées, y compris Israël, doivent suivre la tendance générale en faveur de la paix et de la stabilité dans la région et faire davantage de choses pour aider l’Iran et les États-Unis à mettre en œuvre le mémorandum d’entente relatif à la première phase des négociations et à faire progresser les négociations de la deuxième phase, plutôt que d’agir dans le sens contraire. La Chine est prête à continuer de mettre à profit son influence et à travailler sans relâche avec la communauté internationale afin de réaliser au plus tôt une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient.
À l’occasion de la Fête des Bateaux-Dragons de 2026, il n’y aura pas de conférence de presse régulière le vendredi 19 juin. Les conférences de presse régulières reprendront le lundi 22 juin. Pendant cette période, les questions peuvent être adressées au Bureau du porte-parole du ministère des Affaires étrangères par fax, courrier électronique ou WeChat.
