
CCTV : La 4e Exposition internationale des chaînes d’approvisionnement de la Chine (CISCE) s’est ouverte hier dans le district de Shunyi à Beijing. Elle a attiré plus de 1 200 exposants chinois et étrangers. Les entreprises et institutions américaines continuent de former le plus grand groupe parmi les exposants étrangers. Nous avons récemment observé plusieurs expositions organisées par la Chine : l’Exposition Chine–Asie du Sud, qui s’est achevée la semaine dernière à Kunming, et l’Exposition Chine–Eurasie, qui se tiendra après-demain à Urumqi. Des analystes estiment que, alors que certains pays érigent des barrières et promeuvent le protectionnisme, le choix de la Chine est d’ouvrir encore davantage ses portes. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Guo Jiakun : La stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales constitue une garantie importante d’une économie mondiale saine et nécessite des efforts conjoints. En tant que grand pays responsable, la Chine exploite activement ses atouts d’un système industriel complet et d’un immense marché, et s’efforce de maintenir le réseau économique mondial sans entrave afin de garantir que les chaînes industrielles et d’approvisionnement continuent de fonctionner comme un bien public. La CISCE est la première exposition nationale au monde centrée sur les chaînes d’approvisionnement. Elle offre une plateforme aux entreprises chinoises et étrangères pour présenter leurs chaînes d’approvisionnement, leurs écosystèmes et leurs scénarios d’application, et sert de pont pour rechercher des partenaires de coopération et des solutions. Cette édition de la CISCE a attiré plus de 1 200 exposants et participants issus de 85 pays, régions et organisations internationales, les exposants à capitaux étrangers représentant plus de 36 % du total. Plus de 65 % des exposants sont des entreprises du Fortune Global 500 et des leaders de l’industrie. L’enthousiasme des exposants de tous les pays reflète l’importance qu’ils attachent à l’immense marché chinois et leur confiance dans les perspectives de l’économie chinoise.
Une Chine ouverte offre de vastes opportunités. L’Exposition internationale d’importation de la Chine (CIIE), la Foire chinoise de l’importation et de l’exportation (Foire de Canton), la CISCE, ainsi que l’Exposition Chine–Asie du Sud et l’Exposition Chine–Eurasie que vous avez mentionnées sont toutes des exemples de l’ouverture de haut niveau de la Chine. Nous invitons les entreprises mondiales à exploiter le potentiel de l’immense marché chinois, à partager les dividendes apportés par le développement de haute qualité de la Chine et à faire des chaînes industrielles et d’approvisionnement les chaînes de coopération gagnant-gagnant.
RT : Selon certaines informations, des entreprises de défense ukrainiennes cherchent à coopérer en Asie, y compris une possible production de drones de combat au Japon. La Russie a averti à plusieurs reprises que le soutien du Japon à l’Ukraine pourrait entraîner le Japon davantage dans le conflit et même le prolonger. La Chine est-elle préoccupée par le développement d’une coopération militaire et en matière de drones entre l’Ukraine et le Japon ? Selon vous, cela pourrait-il compromettre la paix et la stabilité en Asie ?
Guo Jiakun : La Chine a toujours estimé que la coopération entre les pays doit être favorable à la paix et à la stabilité régionales.
Ces dernières années, le Japon poursuit une remilitarisation sans retenue, développe de puissantes armes offensives à portée intermédiaire et longue, assouplit les restrictions sur l’exportation d’armes létales, entretient des interactions fréquentes avec des pays extérieurs à la région, élargit le champ d’action de ses Forces d’autodéfense et met en place un système opérationnel prêt au combat. Le Japon cherche ainsi à se libérer des contraintes de sa Constitution, du droit international et de son principe « exclusivement axé sur la défense ». Il remet en cause l’ordre international d’après-guerre. Le Japon se présente comme un « pays pacifique », mais ses actions vont dans la direction diamétralement opposée. La montée inquiétante du néo-militarisme au Japon menace la paix et la stabilité régionales. La communauté internationale doit rester très vigilante et prendre des contre-mesures résolues.
The Hindu : Hier à New Delhi, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré qu’il était essentiel que l’Inde et la Chine reprennent les mécanismes de dialogue entre les deux parties. Pourriez-vous préciser les dialogues que la Chine souhaite voir reprendre ? Par ailleurs, les deux parties sont-elles parvenues au consensus sur la tenue du prochain cycle de pourparlers entre les représentants spéciaux ?
Guo Jiakun : Le directeur Wang Yi participe à la 16e réunion des conseillers à la sécurité nationale et des hauts représentants pour la sécurité nationale des BRICS à New Delhi. En marge de la réunion, le directeur Wang Yi a rencontré le conseiller à la sécurité nationale de l’Inde, Shri Ajit Doval. La Chine a publié un communiqué de presse, auquel vous pouvez vous référer. La situation dans la zone frontalière Chine–Inde est globalement stable et les deux parties maintiennent des canaux de communication ouverts sur les questions frontalières. Les deux parties mettent activement en œuvre le consensus conclu lors du 24e cycle de pourparlers entre les représentants spéciaux de la Chine et de l’Inde sur la question frontalière, et travaillent activement à la préparation du 25e cycle de pourparlers.
DPA : Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission hier. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ? Quel sera l’impact de sa démission sur les relations Chine–Royaume-Uni ?
Guo Jiakun : Il s’agit d’une affaire intérieure du Royaume-Uni. Nous n’avons aucun commentaire à faire à ce sujet. La Chine et le Royaume-Uni sont tous deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et de grandes économies du monde. Le développement du partenariat stratégique global durable et stable entre les deux pays sert les intérêts fondamentaux des deux pays et de leurs peuples, et contribue également à la paix, à la stabilité et à la prospérité mondiales. Les deux parties doivent travailler dans la même direction, approfondir la coopération bilatérale et la coordination multilatérale, et préserver conjointement l’élan d’amélioration et de développement des relations bilatérales.
